Avec Premières Lunes, Mélanie Mélot réalise un documentaire sensible et engagé sur les premières menstruations. Le film sort en salles le 7 janvier et explore un moment intime, souvent entouré de silence.
À travers plusieurs cultures, la réalisatrice interroge la transmission mère-fille et les tabous persistants autour du sang menstruel.D’emblée, Mélanie Mélot adopte une approche personnelle, sans discours normatif.
Son regard se veut à la fois poétique, politique et profondément humain.
Premières Lunes, un film intime et universel
Un passage fondateur dans la vie des jeunes filles
Les premières règles marquent une transformation physique et symbolique. Pour certaines, elles sont célébrées, pour d’autres redoutées ou dissimulées. Ainsi, Premières Lunes montre comment chaque société façonne le rapport au corps féminin.
Mélanie Mélot filme les émotions sans les commenter. Elle capte la peur, la gêne, la curiosité, mais aussi la tendresse. Progressivement, le film révèle une prise de conscience du corps en mutation.
Mélanie Mélot explore le féminin sur cinq territoires
Quatre portraits, quatre cultures, une même expérience
Le documentaire traverse cinq espaces culturels : Rwanda, Sénégal, Québec, La Réunion et France. Chaque récit illustre une manière singulière de vivre les premières menstruations.
À Nantes, Ombelline participe à un rituel contemporain, imaginé avec sa mère.
Au Rwanda, Shakira découvre un rite ancestral, transmis dans le silence et le chant.
À La Réunion, Pryanka questionne les traditions tamoules avec trois générations de femmes.
Au Québec, Khamala prend part à une danse de la lune, héritée des cultures autochtones.
Ces histoires se répondent, comme les phases d’un même cycle.
Ainsi, Mélanie Mélot compose un récit pluriel, à hauteur de jeune fille.
La transmission mère-fille au cœur du film
Entre héritage, silences et maladresses
Dans Premières Lunes, la relation mère-fille occupe une place centrale. Souvent, les mères transmettent ce qu’elles n’ont pas pu dire. Les filles, quant à elles, cherchent des mots pour comprendre leur vécu.
Mélanie Mélot filme ces échanges avec pudeur. Elle montre combien cette étape dépasse la biologie. Elle devient un moment d’émancipation et d’écoute de soi.
D’ailleurs, la réalisatrice évoque un manque partagé. Celui d’un espace de parole entre femmes, sans tabous ni jugements.
Le cycle menstruel comme force et sagesse
Une critique douce de la linéarité moderne
Le film s’organise autour d’un rythme circulaire. Il fait écho aux cycles du corps, des saisons et du vivant. Dans un monde dominé par la performance, Mélanie Mélot réhabilite la cyclicité.
Le sang menstruel devient un symbole de continuité. Il relie les générations, les cultures et les mémoires. Ainsi, Premières Lunes invite à repenser notre rapport au temps et au corps.
Une œuvre indépendante portée par Mélanie Mélot
Autoproduction et liberté de création
Pour préserver son propos, Mélanie Mélot a choisi l’autoproduction. Le film a vu le jour grâce à deux campagnes de financement participatif. Ce choix garantit une parole libre et non formatée.
Aujourd’hui, Premières Lunes est diffusé lors de projections-débats. Chaque séance devient un espace d’échange entre mères et filles. Le film poursuit ainsi sa mission, au-delà de l’écran.
Le parcours de Mélanie Mélot, entre image et anthropologie
Ancienne photographe, Mélanie Mélot s’est tournée vers le documentaire. Elle souhaitait capter la voix, le souffle et la vibration des récits. Pour cela, elle s’est formée à l’anthropologie et à l’écriture scénaristique.
Mère de trois enfants, elle filme avec lenteur et attention. Sa caméra relie les femmes, les cultures et les générations. Chez Mélanie Mélot, l’intime devient un langage universel.

Informations pratiques
Titre : Premières Lunes
Réalisation : Mélanie Mélot
Durée : 90 minutes
Tournage : Rwanda, Sénégal, Québec, La Réunion, France
Production : autoproduite et autodistribuée
👉 Bande-annonce officielle : https://www.youtube.com/watch?v=tTzVygjSr8o