Fragments dopaminergiques : le théâtre explore les réalités invisibles de Parkinson

3 février, 2026 | Bien-être & Santé, Culture

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La maladie de Parkinson reste souvent associée à l’âge avancé et aux symptômes visibles. Pourtant, elle touche aussi des personnes plus jeunes, encore actives professionnellement et socialement. Ces formes précoces restent difficiles à identifier et à faire reconnaître. Avec  Fragments dopaminergiques, un voyage déjanté au cœur de Parkinson, la poésie et le théâtre offrent une autre manière d’aborder cette réalité encore peu connue.

Des formes précoces souvent invisibles

Lorsque la maladie apparaît avant 60 ans, elle bouleverse le quotidien. Le corps change, mais les signes restent discrets. La fatigue s’installe, les gestes deviennent plus lents et les émotions fluctuent. Pourtant, rien ne semble visible de l’extérieur.

Cette invisibilité complique la compréhension et renforce parfois le sentiment d’isolement. Fragments dopaminergiques s’attache à rendre perceptible ce vécu. Le spectacle donne à entendre des sensations, des doutes et des fragments de vie. Il ne cherche pas à expliquer la maladie, mais à la faire ressentir.

Lili Saint Laurent, une écriture née de l’expérience

Lili Saint Laurent est l’autrice et la créatrice du spectacle. Diagnostiquée d’une forme précoce de la maladie de Parkinson, elle refuse les récits figés. Elle choisit alors l’écriture pour rester en lien avec le monde.

À travers la poésie, elle explore le corps, la fatigue, la colère et l’humour. Son travail, développé notamment avec Fils de Park’s, donne une place centrale à l’expérience vécue. Sur scène, ses textes prennent corps grâce à des comédiens professionnels et à des personnes directement concernées par la maladie. Cette présence partagée renforce l’authenticité du propos.

Le théâtre comme espace d’écoute

La mise en scène de Rémi Prosper privilégie la simplicité. Le plateau devient un lieu d’attention, où chaque mot compte. Les silences occupent aussi une place essentielle dans le récit.

Le spectacle s’adresse à des publics variés. Les personnes malades et leurs proches y reconnaissent des situations familières. Les aidants et les professionnels de santé découvrent une approche sensible de la maladie. Le public, quant à lui, entre en contact avec une réalité rarement représentée sur scène.

Un projet artistique qui poursuit le dialogue

Créé en 2019, Fragments dopaminergiques revient en mars 2026 à l’Espace Jemmapes. Ces nouvelles représentations permettent de prolonger la rencontre avec le public et d’élargir la diffusion du projet.

À travers la poésie et la présence scénique, le spectacle propose un autre regard sur la maladie de Parkinson. Il rappelle que derrière le diagnostic se trouve une expérience humaine complexe, qui mérite d’être entendue et partagée.

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