L’idéaliste Adélaïde : une comédie écologique au cœur de nos contradictions

12 février, 2026 | Culture

}3 min de lecture

Du 12 mars au 30 avril 2026, le Théâtre La Croisée des Chemins, à Paris, présente L’idéaliste Adélaïde, une comédie écologiste écrite par Céline Rotard Prineau et mise en scène par Hervé Petit. Installée dans les bureaux d’une petite entreprise d’emballages en carton, la pièce utilise ce décor ordinaire pour interroger, avec finesse, nos contradictions face à la voiture, à la nature et aux enjeux de la transition écologique.

Un futur proche pour mieux parler du présent

L’action se situe entre 2026 et 2035, dans un contexte marqué par l’interdiction progressive des voitures thermiques et la généralisation des modèles électriques. Toutefois, il ne s’agit pas d’un décor de science-fiction. Au contraire, ce futur immédiat sert de ressort dramatique pour mettre en lumière les dilemmes très concrets auxquels sont confrontés les individus et les entreprises.

À l’approche d’un salon professionnel déterminant, le dirigeant Luis espère obtenir une reconnaissance pour ses nouveaux emballages. Cependant, les mutations industrielles et réglementaires fragilisent l’équilibre économique de la structure. Par conséquent, la transition écologique devient un facteur de tension, influençant autant les choix stratégiques que les relations humaines.

Adélaïde, une figure d’engagement intime

Au cœur de la pièce, Adélaïde, dessinatrice industrielle, se distingue par une forme d’engagement singulière. Elle ne revendique pas dans la rue et ne s’inscrit pas dans une logique militante classique. En revanche, elle exprime sa colère et son attachement au vivant à travers la peinture. Ses toiles dénoncent les atteintes portées à la nature par la voiture thermique.

Lorsque ses œuvres sont accidentellement détruites dans les bureaux, un point de rupture est atteint. Dès lors, le conflit devient frontal, notamment face à Stéphane, collègue engagé sur le plan politique. Ce dialogue oppose deux visions : l’une plus idéologique et structurée, l’autre plus instinctive et radicale. Néanmoins, la pièce ne cherche pas à trancher ; elle expose plutôt la complexité des positions.

Le choix de la comédie pour aborder des sujets sensibles

Si les thèmes abordés sont sérieux, la forme choisie est celle de la comédie. Ce parti pris permet d’introduire une distance salutaire. Le rire, loin de minimiser les enjeux, rend les tensions plus accessibles et favorise la réflexion sans moralisation excessive.

La mise en scène d’Hervé Petit accompagne cette approche en laissant la matière envahir l’espace : plantes naturelles, cartons d’emballage, peintures évolutives et bande sonore urbaine composent un environnement en mouvement. De cette manière, le décor lui-même devient un acteur silencieux des contradictions contemporaines.

Une œuvre ancrée dans le parcours de Céline Rotard Prineau

Le projet s’inscrit également dans l’histoire personnelle de Céline Rotard Prineau. Son rapport intime à la nature, son parcours de comédienne et son expérience marquée par les accidents de la route nourrissent l’écriture. Commencée dès 2011, la pièce témoigne d’un long cheminement artistique et humain.

Ainsi, L’idéaliste Adélaïde propose une réflexion théâtrale sur nos propres paradoxes face à la voiture, à la croissance et à la préservation du vivant. Par le biais d’un cadre familier et de personnages nuancés, cette comédie ouvre un espace de dialogue, à la fois sensible et lucide, sur les choix qui façonnent notre avenir collectif.

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