« Nous l’appelions Mina » : un roman sur l’adoption, le deuil et la mémoire des origines

9 juin, 2026 | Littérature

}3 min de lecture

L’adoption internationale porte souvent une image lumineuse. Elle peut aussi laisser des questions profondes. Avec « Nous l’appelions Mina« , Véronique Piaser-Moyen explore ces zones sensibles dans un roman publié chez Bougainvillier éditions.

Un roman autour d’une quête familiale

« Nous l’appelions Mina » raconte l’histoire de Suzanne et Arno. Le couple retourne au Sri Lanka, pays de naissance de leur fille adoptive.

Vingt ans plus tôt, Mina est morte alors qu’elle était adolescente. Ce voyage ravive une douleur ancienne et une interrogation centrale.

Sa mère biologique sait-elle ce qui est arrivé à sa fille ? Faut-il la retrouver pour lui annoncer la vérité ?

Cette question donne au récit sa tension principale. Elle transforme le voyage en confrontation intime avec la mémoire.

L’adoption internationale au cœur du récit

Le roman aborde l’adoption internationale avec nuance. Il ne réduit pas le sujet à une histoire familiale.

Le Sri Lanka occupe une place importante dans le livre. Plusieurs révélations y ont mis en lumière des dérives liées à certaines adoptions.

Véronique Piaser-Moyen inscrit son récit dans cette histoire complexe. Elle interroge les silences, les séparations et les identités fragmentées.

Le roman montre que chaque filiation possède sa propre légitimité. Il explore les liens du sang, mais aussi les liens construits par l’amour.

Le deuil d’un enfant comme fracture intime

Au centre du livre se trouve une douleur universelle : la perte d’un enfant. Suzanne et Arno vivent cette absence de manière différente.

Le temps n’efface pas Mina. Il modifie seulement la place qu’elle occupe dans leur vie. Le retour au Sri Lanka devient une étape nécessaire. Il leur permet de revisiter leur histoire familiale.

Peu à peu, une possibilité apparaît. Partager l’histoire de Mina avec sa mère biologique pourrait ouvrir un chemin d’apaisement.

Véronique Piaser-Moyen, une voix sensible et engagée

« Nous l’appelions Mina » s’inscrit dans le parcours de Véronique Piaser-Moyen. Photographe, peintre et écrivaine, elle travaille autour des liens humains.

Son expérience personnelle nourrit aussi son écriture. Mère adoptive, elle s’intéresse aux dérives de l’adoption internationale.

Son roman ne cherche pas l’effet dramatique. Il privilégie une approche sensible, lucide et humaine.

L’autrice laisse une place importante aux contradictions. Elle montre que les histoires familiales ne sont jamais entièrement simples.

Bougainvillier éditions, une maison indépendante engagée

Le roman est publié le 16 mars 2026 chez Bougainvillier éditions. Cette maison associative indépendante défend des textes sensibles et humanistes.

Elle se présente comme une maison d’auteurs et d’actions. Son projet associe édition, accompagnement des auteurs et médiation littéraire.

Bougainvillier éditions mène aussi des actions autour de la lecture et de l’écriture. Elles s’adressent notamment aux jeunes publics et aux personnes éloignées de la culture.

La publication de Nous l’appelions Mina représente une étape importante pour cette structure. Elle confirme son intérêt pour les récits de vie et les sujets de société.

Un livre entre mémoire intime et histoire collective

Nous l’appelions Mina aborde des thèmes exigeants. Adoption, deuil, filiation et quête des origines s’y croisent.

Le roman montre comment une histoire personnelle peut rejoindre une mémoire collective. Il rappelle aussi que certaines blessures se transmettent par le silence.

Avec ce livre, Véronique Piaser-Moyen propose un récit profondément humain. Un roman sur ce qui reste, ce qui manque et ce qui peut encore être réparé.

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