Acheter une perceuse pour quelques travaux, une shampouineuse pour nettoyer son canapé ou une plancha pour une soirée n’est pas toujours pertinent. Ces équipements servent souvent très peu. Dans les grandes villes, le budget et le manque de rangement renforcent encore cette logique. La location d’objets du quotidien constitue alors une alternative à l’achat. Les Biens en Commun développent leur réseau à Paris et en Île-de-France autour de ce principe de mutualisation.
Des équipements du quotidien accessibles dans les commerces de proximité
Les Biens en Commun proposent aux particuliers d’utiliser ponctuellement un équipement sans avoir à l’acheter. Le catalogue couvre plusieurs besoins du quotidien. Il comprend notamment du matériel de bricolage, d’entretien, de cuisine et de loisirs.
Les utilisateurs peuvent ainsi louer des perceuses, des shampouineuses, des crêpières ou encore des vidéoprojecteurs.
Pour faciliter l’accès à ces équipements, Les Biens en Commun s’appuient sur un réseau de commerces de proximité. Le service est présent dans plusieurs enseignes, dont franprix, Monoprix, Naturalia et Casino. Il est également disponible chez Intermarché et Super U.
L’utilisateur réserve son matériel en ligne ou depuis l’application. Il le récupère ensuite dans un casier connecté situé à l’intérieur du magasin. Les larges horaires d’ouverture facilitent l’accès au service, notamment le soir et le week-end.
Pourquoi louer un objet plutôt que l’acheter ?
Les habitudes de consommation évoluent progressivement. La possession systématique d’un objet n’est plus la seule possibilité. Lorsqu’un équipement ne sert que quelques heures ou quelques jours par an, son achat peut peser lourd dans le budget.
Louer certains objets présente plusieurs avantages :
- réduire les dépenses liées aux achats occasionnels, en payant uniquement pour la durée d’utilisation ;
- gagner de l’espace dans son logement, ce qui peut être particulièrement utile en ville ;
- accéder à différents équipements selon ses besoins, sans devoir les conserver ensuite ;
- favoriser la mutualisation des objets, puisqu’un même équipement peut servir à plusieurs personnes.
L’écart entre le prix d’achat et le tarif de location illustre cette logique. Un détacheur à tissu vendu autour de 250 euros peut par exemple se louer à partir de 15 euros. Un perforateur proche de 200 euros à l’achat est proposé à partir de 7 euros.
L’intérêt ne se limite pas aux économies. La mutualisation limite aussi l’accumulation d’équipements rarement utilisés. Elle permet pourtant d’y accéder facilement lorsque le besoin se présente.
Un réseau qui se densifie à Paris et en Île-de-France
Le service a d’abord été lancé chez franprix. Il s’est ensuite implanté dans plusieurs grandes villes françaises, notamment Lyon, Strasbourg et Paris. Les Biens en Commun ont déjà enregistré plus de 15 000 locations. L’entreprise poursuit aussi l’ouverture de nouveaux points de retrait.
Aujourd’hui, des millions d’habitants de Paris et de la petite couronne vivent à moins de quinze minutes d’un point de location. Le réseau francilien continue de se densifier pour rapprocher les équipements des utilisateurs.
Les Biens en Commun et le groupe Casino veulent également placer trois millions de Franciliens à moins de quinze minutes d’un point de retrait.
La proximité joue ici un rôle essentiel. Un équipement facile à réserver, à récupérer et à rapporter s’intègre plus facilement aux habitudes du quotidien.
Les Biens en Commun poursuivent leur développement
Le réseau francilien accompagne une nouvelle phase de croissance pour l’entreprise. Les Biens en Commun ont finalisé une deuxième levée de fonds de 1,1 million d’euros. Cette opération doit soutenir le développement de leur activité. La société s’appuie aussi sur plusieurs partenaires bancaires, dont le Crédit Agricole.

Jean Moreau, cofondateur de Phenix, a par ailleurs rejoint l’advisory board de l’entreprise. Il apporte son expérience des modèles construits avec les acteurs de la grande distribution.
L’implantation parisienne montre aussi l’évolution des usages autour des objets du quotidien. Dans une ville où chaque mètre carré compte, stocker du matériel peu utilisé peut vite devenir contraignant. La location permet de disposer d’un équipement ponctuellement sans devoir le conserver chez soi.
Avec Yann Lemoine à sa tête, Les Biens en Commun poursuivent ainsi le développement de la mutualisation des équipements. La multiplication des points de retrait facilite cette pratique. Elle peut aussi rendre la location plus naturelle pour des besoins occasionnels.