Mousses sur les toitures, traces de pollution sur les façades, dépôts sur les terrasses… Les surfaces extérieures subissent en permanence les effets de l’humidité, des intempéries et du temps. Pourtant, leur nettoyage ne se résume plus à une question esthétique : préservation des matériaux, consommation d’eau et recours aux produits chimiques entrent également en ligne de compte. Prop’Habitat mise notamment sur le nettoyage à la vapeur basse pression, une technique destinée à entretenir différents supports tout en limitant les méthodes plus agressives.
La vapeur basse pression, une autre manière de nettoyer les extérieurs
Le nettoyage extérieur doit composer avec des matériaux très différents. Une toiture ancienne, une façade, une terrasse en bois ou un monument ne peuvent pas nécessairement supporter les mêmes traitements. Une pression excessive peut notamment favoriser l’érosion de certains supports ou provoquer des microfissures.
Prop’Habitat utilise une méthode associant une température comprise entre 120 et 150 °C à une pression maîtrisée de 40 à 60 bars. La chaleur permet d’agir sur les mousses, lichens, champignons et autres micro-organismes, tandis que la pression reste suffisamment limitée pour réduire les risques de détérioration liés à un nettoyage plus agressif.
Autre particularité, l’eau constitue l’agent utilisé lors de ce procédé. Le recours à des produits chimiques n’est donc pas nécessaire, ce qui permet d’inscrire le nettoyage dans une approche davantage tournée vers la préservation des surfaces et de leur environnement.

Moins d’eau et pas de produits chimiques
L’entretien des bâtiments doit désormais tenir compte de la consommation des ressources. Cette question prend une importance particulière lorsque les interventions concernent de grandes surfaces comme des toitures, des façades ou des sols extérieurs.
Selon les données avancées par Prop’Habitat, sa méthode consomme environ 250 litres d’eau par heure, contre jusqu’à 1 250 litres pour certaines techniques traditionnelles.
L’entreprise résume son approche autour de quatre axes :
- Écologie : aucun produit chimique n’est utilisé pendant le nettoyage à la vapeur ;
- Économie : la consommation d’eau est réduite par rapport à certaines méthodes classiques ;
- Efficacité : la combinaison de la chaleur et de la pression agit sur les salissures et micro-organismes ;
- Durabilité : le traitement en profondeur vise à ralentir le retour de l’encrassement.
Ainsi, l’objectif ne consiste pas uniquement à retrouver immédiatement une surface propre. Le procédé cherche également à espacer les interventions en agissant sur les éléments responsables de l’encrassement.
Des toitures aux monuments historiques, une technique aux usages multiples
La vapeur basse pression peut trouver sa place dans différents environnements. Prop’Habitat intervient notamment auprès des particuliers pour nettoyer les toitures, façades, terrasses, cours ou encore allées.
Cependant, les besoins dépassent largement l’habitat individuel. L’entreprise applique également cette méthode à des monuments historiques, où la préservation des matériaux anciens impose une attention particulière. Statues, fontaines, ponts ou mausolées peuvent ainsi nécessiter des techniques moins agressives que le nettoyage à haute pression.
Les entreprises constituent un autre terrain d’application. Ateliers, bâtiments industriels, bardages, zones de stockage ou parkings sont régulièrement exposés aux salissures et aux conditions extérieures. La méthode doit alors s’adapter à la nature des supports comme à leur utilisation quotidienne.

Entre nettoyage et entretien préventif des surfaces
Préserver un bâtiment ne repose pas uniquement sur des interventions lorsque les traces deviennent visibles. Une logique de maintenance préventive peut également contribuer à limiter la dégradation progressive des matériaux.
Après certaines opérations de démoussage ou de nettoyage de toiture, Prop’Habitat propose notamment l’application d’un hydrofuge incolore. Ce traitement vise à réduire la porosité du matériau et à faciliter l’écoulement de l’eau sur la surface.
La prévention concerne aussi les panneaux solaires. Exposées continuellement à l’extérieur, les installations photovoltaïques accumulent poussières et dépôts organiques susceptibles d’affecter leur rendement. Pour ces surfaces sensibles, l’entreprise utilise de l’eau pure déminéralisée à basse pression, sans savon ni produit chimique.
Cette approche montre combien le nettoyage extérieur évolue progressivement vers une réflexion plus globale sur la conservation et l’entretien des équipements.
Marlon Arruabarrena, du rugby au développement de Prop’Habitat
Le parcours de Marlon Arruabarrena apporte enfin une dimension singulière à l’histoire de Prop’Habitat. Ancien joueur de rugby au Racing 92, il réoriente son activité professionnelle après la pandémie de Covid-19 et se tourne vers le secteur du nettoyage.
Après avoir expérimenté différentes méthodes, il choisit de développer l’utilisation de la vapeur. Aujourd’hui, il poursuit le développement de Prop’Habitat avec son associé Mathias Calcul, notamment en France et en Guadeloupe.
Cette croissance s’accompagne également d’une nouvelle implantation à Rozay-en-Brie, sur un terrain de 2 500 m² regroupant bureaux et dépôt.
Au-delà de cette évolution, la démarche de Prop’Habitat illustre une transformation plus large du nettoyage extérieur. L’enjeu ne repose plus seulement sur l’apparence immédiate des bâtiments : la consommation d’eau, la préservation des matériaux et la réduction des produits chimiques occupent désormais une place importante dans le choix des méthodes d’entretien.