Paris, automne 1806. Plusieurs corps portent des marques énigmatiques, tandis que les rivalités politiques agitent les coulisses de l’Empire. Avec L’Aigle et le Serpent, Maxime Carpentier transforme cette période historique en terrain d’enquête. Son premier roman, publié le 5 mai 2026 aux Éditions du 38, associe suspense, crimes et reconstitution de l’époque napoléonienne.
Des crimes mystérieux dans le Paris de 1806
L’intrigue débute alors que Napoléon renforce son influence en Europe. Derrière la puissance de l’Empire, les tensions politiques restent pourtant nombreuses.
Dans Paris, une série de crimes vient troubler cet équilibre. Les victimes présentent des signes particulièrement intrigants. Rosaces dessinées à la craie, lys gravés dans la chair et bouches cousues accompagnent les découvertes macabres.
Face à cette affaire, Fouché fait appel à Armand Drone, inspecteur de la police secrète. Celui-ci quitte Le Havre pour rejoindre la capitale et mener l’enquête.
Rapidement, le policier comprend que la recherche du meurtrier dépasse le simple cadre criminel. Jeux d’influence et rivalités politiques viennent brouiller les pistes.
Le roman place notamment deux personnages historiques au cœur de cet arrière-plan : Talleyrand et Fouché. Leur opposition nourrit une partie des tensions qui entourent l’enquête.
Armand Drone mène l’enquête entre salons et catacombes
Maxime Carpentier ne confie pas son intrigue à un enquêteur détaché de son époque. Armand Drone possède lui aussi une histoire marquée par les bouleversements politiques.
Fils d’un cordonnier guillotiné, l’inspecteur avance avec ses propres blessures. Son tempérament rationnel ne l’empêche pas de traverser des conflits intérieurs.
Son enquête l’entraîne dans différents visages de Paris :
- les salons mondains et leurs jeux d’apparence ;
- les lieux où s’exerce le pouvoir ;
- les rues de la capitale ;
- les catacombes parisiennes ;
- des espaces plus sombres où progresse la traque du meurtrier.
Cette diversité donne au récit une dimension à la fois policière et sociale. Le lecteur passe des cercles du pouvoir aux profondeurs de la capitale.
En face de Drone se trouve un assassin difficile à saisir. Cet homme aux gants clairs semble toujours conserver une longueur d’avance.

L’époque napoléonienne devient un élément de l’enquête
Dans L’Aigle et le Serpent, le contexte historique ne sert pas uniquement de décor. Les rapports de pouvoir participent directement à l’atmosphère du roman.
L’action prend place à un moment stratégique. En 1806, Napoléon poursuit la consolidation de son Empire. Cependant, les équilibres politiques restent fragiles.
Maxime Carpentier utilise ces tensions pour alimenter son intrigue. Les intérêts personnels se mêlent alors aux enjeux politiques et à l’enquête criminelle.
Cette construction permet aussi d’aborder l’Histoire par la fiction. Plutôt que d’accumuler les explications, le roman fait découvrir la période à travers les déplacements et les rencontres de son personnage principal.
Suspense et reconstitution historique avancent donc ensemble. Le lecteur suit l’enquête tout en pénétrant progressivement dans les mécanismes du pouvoir impérial.
Maxime Carpentier passe du droit au roman historique
Maxime Carpentier signe ici son premier roman. Né en 1988 à Sainte-Adresse, il grandit au Havre avant de suivre des études de droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Il exerce aujourd’hui comme avocat au Barreau des Hauts-de-Seine.
Son intérêt pour l’Histoire remonte à l’adolescence. Deux périodes retiennent particulièrement son attention : la Révolution française et l’épopée napoléonienne.
Ses influences littéraires couvrent également plusieurs univers. Zola, Tolstoï, Dumas, Ken Follett ou encore Irvin Yalom figurent parmi les auteurs qui nourrissent ses lectures.
Avec L’Aigle et le Serpent, cette passion historique rencontre donc la fiction policière.
L’auteur accorde notamment une attention particulière aux lieux, aux usages et aux relations de pouvoir. Son travail de documentation accompagne l’intrigue sans abandonner l’objectif de fluidité narrative.
Un roman pour les amateurs de polar comme d’Histoire
Le mélange des genres constitue l’une des particularités de l’ouvrage. L’Aigle et le Serpent peut ainsi toucher plusieurs types de lecteurs.
Les amateurs de romans policiers retrouvent une série de crimes, un enquêteur et un adversaire mystérieux. De leur côté, les passionnés d’Histoire peuvent explorer les tensions politiques du Premier Empire.
Le livre se situe donc au croisement du polar historique et du roman d’aventure. Cette association permet de rendre une période complexe plus accessible par l’intermédiaire d’une intrigue.
Les figures historiques côtoient alors les personnages de fiction. Le récit peut ainsi jouer avec les zones d’ombre de l’époque tout en conservant un cadre documenté.
Les Éditions du 38 misent sur un autre modèle de publication
La publication de L’Aigle et le Serpent s’inscrit aussi dans le catalogue des Éditions du 38. Fondée en 2015, la maison développe plusieurs genres littéraires.
Romans policiers, thrillers, littérature historique, science-fiction, classiques et ouvrages jeunesse font partie de son catalogue.
Son fonctionnement présente également une particularité. La maison privilégie le numérique à un prix proche de celui d’un livre de poche.
Pour les ouvrages papier, elle utilise l’impression à la demande. Les exemplaires sont donc produits en fonction des commandes.
Ce système limite les stocks et évite la destruction d’exemplaires invendus. Il permet également de réduire certains transports liés au stockage et à la distribution.
Pour les auteurs, ce fonctionnement offre une autre voie de publication. Pour les lecteurs, il contribue à maintenir un catalogue diversifié sous plusieurs formats.
Avec L’Aigle et le Serpent, les Éditions du 38 accueillent ainsi le premier roman de Maxime Carpentier. Entre assassin mystérieux, police secrète et rivalités au sommet de l’Empire, l’ouvrage propose une entrée romanesque dans le Paris napoléonien.