À Romans-sur-Isère, la maison de maroquinerie Nodie’s connaît une visibilité internationale inattendue. Le 4 octobre 2026, Rania de Jordanie a porté pour la troisième fois l’une de ses créations. Cette reconnaissance accompagne le développement de l’atelier artisanal, qui prépare l’ouverture de nouveaux locaux et d’une boutique en février 2027.
Rania de Jordanie porte trois fois les créations Nodie’s
L’histoire commence en mars 2025, lorsque Rania de Jordanie apparaît avec L’Iconique, un sac conçu par la maison française. Cette première apparition attire l’attention sur l’atelier de Romans-sur-Isère, jusqu’alors relativement confidentiel.
En février 2026, la reine choisit un deuxième modèle, Côme noir, qu’elle avait personnellement commandé sur le site de Nodie’s en mai 2025. Puis, le 4 octobre 2026, elle porte à nouveau ce même sac.
Cette troisième apparition suscite l’intérêt de plusieurs médias, notamment ¡HOLA!, Point de Vue et Paris Match.
Au-delà de la visibilité médiatique, les retombées se manifestent également sur le terrain.
Nodie’s rapporte notamment la visite d’un client jordanien venu spécialement de Monaco récupérer un sac précommandé.
Ces déplacements illustrent l’intérêt suscité par la marque, même si aucun chiffre précis sur l’évolution des ventes n’est communiqué.
Par ailleurs, un nouveau modèle doit prochainement être envoyé à Amman. Son éventuelle adoption par la reine reste toutefois inconnue.

Côme, un sac en cuir français façonné à la main
Vendu 370 euros, le sac Côme possède une silhouette demi-lune caractérisée par ses courbes et son asymétrie. Ce dessin reflète l’approche créative de Tine Collard, cofondatrice de Nodie’s.
Plutôt que de privilégier un logo immédiatement identifiable, la maison cherche à développer une signature reconnaissable à travers les formes et la construction de ses sacs. La fabrication est réalisée à la main dans l’atelier de Romans-sur-Isère.
Autre particularité, Nodie’s utilise du cuir de veau provenant de stocks de grandes maisons de luxe. Cette démarche permet de valoriser des matières existantes tout en maintenant une fabrication artisanale française.
Le modèle Côme appartient à une collection de haute maroquinerie comprenant également L’Iconique et Nouvelle Lune.
Derrière ces créations se trouve un parcours professionnel atypique. D’abord céramiste d’art, puis carreleuse, Tine Collard s’est reconvertie dans la maroquinerie après un incident sur un chantier. Elle a appris le métier comme piqueuse avant d’évoluer vers des fonctions techniques et de développement, notamment dans un environnement de sous-traitance du luxe.
Cette expérience nourrit aujourd’hui son exigence de fabrication et sa volonté de transmettre les savoir-faire artisanaux à une nouvelle génération.

Un nouvel atelier Nodie’s prévu à Romans-sur-Isère en 2027
La visibilité acquise depuis 2025 accompagne une nouvelle phase de développement pour Nodie’s.
En février 2027, l’entreprise prévoit d’investir un atelier plus vaste et d’ouvrir une nouvelle boutique. Ces installations doivent permettre d’augmenter les capacités de fabrication et d’accueillir davantage de visiteurs.
La marque souhaite cependant conserver son implantation à Romans-sur-Isère, ville historiquement liée aux métiers du cuir et de la chaussure.
Ce choix traduit une ambition précise : développer une maison de maroquinerie reconnue au-delà des frontières françaises sans délocaliser son savoir-faire.
Tine Collard supervise la création et la production, tandis que Thibaut Grégnac, également cofondateur, pilote les activités digitales, marketing et communication.
L’agrandissement pose ainsi un double enjeu : accompagner la demande tout en préservant les méthodes de fabrication qui distinguent la marque.
Avec ses sacs portés à plusieurs reprises par Rania de Jordanie, Nodie’s bénéficie désormais d’une reconnaissance qui dépasse son territoire d’origine.
Reste à transformer cette exposition en développement durable, sans perdre l’identité artisanale qui constitue le fondement de la maison.