Noël s’annonce comme une période de créations chez La Pâtisserie des Marseillais. Cette maison marseillaise s’est imposée en quelques années comme un lieu où la pâtisserie se pense comme un langage. Son fondateur Pascal Guglielmi, ancien cheminot devenu chef pâtissier, propose une nouvelle collection de bûches pour 2025. Cette série illustre une vision précise : faire dialoguer la rigueur française avec la lumière du Sud. Chaque dessert devient ainsi une étape gustative, entre souvenirs, matières nobles et gestes maîtrisés.
Une maison marseillaise au style affirmé
La boutique se situe près du Vieux-Port. Elle s’inscrit dans un paysage culinaire en pleine évolution. La Pâtisserie des Marseillais défend une approche sobre. Elle privilégie la précision du détail. Les créations sont pensées comme des pièces élégantes, loin des effets spectaculaires.
Cette esthétique s’inspire des grandes maisons parisiennes. Elle reste pourtant ancrée dans l’atmosphère méditerranéenne. L’idée est simple : proposer un dessert qui raconte un lieu, un moment ou un geste. Pascal Guglielmi a façonné cette identité depuis 2021 avec constance. Sa formation auprès de Jean-Michel Perruchon, Meilleur Ouvrier de France, a nourri cette exigence.
Une collection de bûches pensée comme un itinéraire
Pour Noël 2025, la maison propose cinq bûches. Chacune évoque une destination ou une atmosphère. Elles mêlent matières premières d’exception et compositions précises. Le thème du voyage structure l’ensemble. Les saveurs s’entrecroisent sans excès.
Les bûches s’inscrivent dans une volonté de raconter un parcours. Elles évoquent Versailles, Kyoto, Palm Springs ou Turin. Ces lieux servent de fil conducteur. Ils permettent de valoriser des produits variés comme les noisettes du Piémont, les vanilles de Madagascar ou les pistaches de Sicile. La création nommée Le Mistral occupe une place particulière. Elle rend hommage au train reliant Marseille à Paris. Elle symbolise aussi l’histoire personnelle du chef.



Le Mistral, une locomotive sucrée entre mémoire et technique
Le Mistral ouvre la collection. La bûche s’inspire d’un trajet ferroviaire mythique. Elle réunit mousse aux marrons, vanilles rares et cake moelleux. L’ensemble évoque un souvenir en mouvement. L’usage de la feuille d’or et des pétales cristallisés renforce sa dimension symbolique.

Cette création illustre le parcours de Pascal Guglielmi. Sa reconversion de la SNCF à la haute pâtisserie guide encore son approche. Son livre Des Trains au Vacherin raconte d’ailleurs cette transition. Le Mistral reprend ces thèmes de transmission, de précision et de mémoire.
Marseille, une ville qui affirme sa place dans la pâtisserie française
La Pâtisserie des Marseillais contribue au dynamisme culinaire local. Marseille devient un lieu où l’exigence pâtissière peut s’exprimer. La clientèle y trouve une signature mêlant rigueur et sensibilité.
La maison souhaite poursuivre son développement. De nouvelles collections thématiques verront le jour. Elles viseront à renforcer la présence de l’enseigne dans l’univers de la haute pâtisserie.